Quelle expression, souvent attribuée au géologue belge Jules Cornet, désigne le contraste entre la richesse du sous-sol congolais et la pauvreté du pays ?
Choisis la seule bonne réponse.
Tu localises les grandes ressources minières de la République Démocratique du Congo et tu expliques pourquoi un sous-sol aussi riche ne suffit pas à produire du développement.
La République Démocratique du Congo possède l'un des sous-sols les plus riches du monde. L'expression « scandale géologique », souvent attribuée au géologue belge Jules Cornet qui explora le Katanga à la fin du dix-neuvième siècle, résume ce contraste : le pays concentre une variété et une abondance de minerais rares, alors qu'une large part de sa population reste pauvre et qu'une partie du territoire n'a jamais été prospectée en détail.
Le cuivre et le cobalt se concentrent dans l'arc cuprifère du sud-est, dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, autour de Kolwezi, Likasi, Kipushi et Lubumbashi. Le diamant est exploité au Kasaï-Oriental, autour de Mbuji-Mayi. L'or est extrait dans le nord-est, en Ituri et dans le Haut-Uélé. Le coltan et la cassitérite proviennent surtout du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema. Le pays produit aussi du pétrole offshore et côtier au large du Kongo-Central.
Un exemple
À Kolwezi, dans le Lualaba, les gisements contiennent à la fois du cuivre et du cobalt, ce dernier étant le plus souvent un sous-produit de l'extraction du cuivre. La République Démocratique du Congo fournit à elle seule la plus grande partie du cobalt mondial, métal indispensable aux batteries des téléphones et des voitures électriques. Pourtant, l'essentiel de ce cobalt quitte le pays sous forme de concentré ou d'hydroxyde : la transformation en produit fini, qui crée l'emploi qualifié et la valeur, se fait ailleurs.
Le programme national parle d'une économie fragile, peu dynamique et extravertie : elle exporte des matières premières brutes et importe des produits manufacturés. S'y ajoutent l'insuffisance des voies de communication et de l'énergie, l'importance de l'exploitation artisanale peu encadrée, la dépendance aux cours mondiaux qui fluctuent fortement, et le lien entre exploitation minière et conflits armés dans certaines zones de l'est.
Astuce
Les réserves sont ce qui dort dans le sous-sol, la production est ce qui est effectivement extrait dans l'année, l'exportation est ce qui quitte le pays. Un pays peut avoir d'énormes réserves et une faible production, faute de capitaux, de routes ou d'électricité. Cette distinction permet de répondre avec précision aux questions d'examen sur le sous-sol congolais.
À retenir
Cuivre et cobalt dans le Haut-Katanga et le Lualaba, diamant au Kasaï-Oriental, or en Ituri et au Haut-Uélé, coltan et cassitérite dans les Kivus et le Maniema. Le sous-sol est riche mais l'économie reste extravertie : on exporte le minerai brut et on importe les produits transformés.
Une question à la fois. Après chaque réponse, tu vois tout de suite si c'est juste, et surtout la méthode pour y arriver.
Question 1 sur 6
Choisis la seule bonne réponse.
Source du programme : Programme national de géographie, DIPROMAD/MEPST, Kinshasa 2005, géographie sixième année : la République Démocratique du Congo et l'Afrique dans le monde contemporain, chapitre II Aspects économiques, rubrique 13 Le secteur minier