On croise des pois de lignée pure jaunes et lisses (JJLL) avec des pois de lignée pure verts et ridés (jjll). Quel est le génotype de la F1 ?
Choisis la seule bonne réponse.
Après le monohybridisme, tu suis deux caractères à la fois. Tu trouves les gamètes d'un double hétérozygote, tu remplis l'échiquier de 16 cases et tu retrouves les proportions 9/16, 3/16, 3/16, 1/16 en F2 et 1/4 de chaque phénotype au test-cross.
Dans le monohybridisme, on étudie un seul caractère. Dans le dihybridisme, on suit deux caractères à la fois, gouvernés par deux gènes différents. On se place ici dans le cas le plus simple : les deux gènes sont situés sur des chromosomes différents, on dit qu'ils sont indépendants, et chaque gène a un allèle dominant. C'est le cas étudié par Mendel chez le pois : la couleur de la graine (jaune J dominant sur vert j) et sa forme (lisse L dominante sur ridée l).
Un exemple
Dans une station de recherche agricole, on croise des pois de lignée pure à graines jaunes et lisses (JJLL) avec des pois de lignée pure à graines vertes et ridées (jjll). Le premier parent ne donne que des gamètes JL, le second que des gamètes jl. Toute la F1 est donc JjLl : double hétérozygote, à graines jaunes et lisses. La première loi de Mendel, l'uniformité de la F1, reste vraie.
Lors de la formation des gamètes, chaque gamète reçoit un seul allèle de chaque gène. Comme les deux gènes sont sur des chromosomes différents, l'allèle de couleur et l'allèle de forme partent dans les gamètes indépendamment l'un de l'autre : c'est la troisième loi de Mendel, la ségrégation indépendante des caractères. Un individu JjLl produit donc quatre types de gamètes en quantités égales : JL, Jl, jL et jl, chacun avec une proportion de 1/4.
En croisant deux F1 (JjLl × JjLl), chaque parent fournit 4 types de gamètes, ce qui donne un échiquier de 4 × 4 = 16 cases équiprobables. En regroupant les phénotypes, on obtient 9 jaunes lisses, 3 jaunes ridées, 3 vertes lisses et 1 verte ridée sur 16. On retrouve ce résultat sans échiquier : pour chaque caractère, le rapport est 3/4 dominant et 1/4 récessif, et comme les caractères sont indépendants, on multiplie : 3/4 × 3/4 = 9/16, 3/4 × 1/4 = 3/16, 1/4 × 1/4 = 1/16.
Astuce
Pour vérifier qu'un individu jaune lisse est bien JjLl, on le croise avec un double récessif jjll, qui ne donne que des gamètes jl. Les descendants reflètent directement les quatre gamètes de l'individu testé : 1/4 jaunes lisses, 1/4 jaunes ridées, 1/4 vertes lisses, 1/4 vertes ridées. Si tu vois ces quatre phénotypes en proportions égales, l'individu testé est double hétérozygote et les gènes sont indépendants.
Attention
Parmi les 9 cases jaunes lisses de la F2, une seule est JJLL ; les autres sont JJLl, JjLL ou JjLl. L'erreur fréquente est de croire que tous les individus de même phénotype ont le même génotype. Autre piège : les nouvelles combinaisons, jaune ridé et vert lisse, n'existaient chez aucun parent ; ce sont des recombinés, preuve que les caractères se transmettent indépendamment.
À retenir
JJLL × jjll donne une F1 uniforme JjLl. Un double hétérozygote forme 4 gamètes équiprobables (3e loi de Mendel). En F2 : 9/16, 3/16, 3/16, 1/16. Test-cross JjLl × jjll : 1/4 de chaque phénotype.
Une question à la fois. Après chaque réponse, tu vois tout de suite si c'est juste, et surtout la méthode pour y arriver.
Question 1 sur 7
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