🫀 Le corps humain et la santé

Le paludisme : comprendre pour s’en protéger

C'est la maladie la plus familière de beaucoup de familles congolaises. Elle n'est pas causée par le froid, ni par les mangues, ni par le soleil : elle est causée par un parasite transporté par un moustique.

8-12 ans

Le paludisme : comprendre pour s’en protéger

Ce qui donne le paludisme

Le paludisme est provoqué par un parasite minuscule appelé Plasmodium. Ce n'est ni une bactérie, ni un virus : c'est un être vivant fait d'une seule cellule, qui se multiplie à l'intérieur du corps humain.

Il ne se transmet pas par l'air, ni par la poignée de main, ni par un plat partagé. Il voyage dans un seul véhicule : le moustique anophèle femelle.

Le trajet du parasite

  1. Un moustique pique une personne déjà infectée et aspire du sang contenant le parasite.
  2. Le parasite se développe dans le moustique.
  3. Ce moustique pique une autre personne et lui injecte le parasite avec sa salive.
  4. Chez cette personne, le parasite gagne le foie, s'y multiplie, puis envahit les globules rouges et les détruit.

La destruction des globules rouges explique les deux grands signes : la fièvre par vagues et l'anémie — un sang appauvri, donc une grande fatigue.

Pourquoi la nuit

L'anophèle pique surtout entre le crépuscule et l'aube. C'est ce détail qui rend la moustiquaire imprégnée si efficace : elle protège exactement au moment où le risque existe.

Ce qui protège réellement

  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide, chaque nuit, y compris en saison sèche.
  • Supprimer les eaux stagnantes autour de la maison : le moustique y pond. Une boîte de conserve remplie de pluie, un vieux pneu, une gouttière bouchée suffisent.
  • Consulter vite en cas de fièvre, et faire un test avant de prendre un traitement.

Le test avant le traitement

Toute fièvre n'est pas un paludisme. Un test rapide, fait au centre de santé avec une goutte de sang au bout du doigt, donne la réponse en quelques minutes.

Prendre un antipaludique « au cas où » est une mauvaise idée pour deux raisons : la vraie cause de la fièvre n'est pas traitée, et le parasite s'habitue peu à peu au médicament. Cette résistance est un problème mondial, et elle naît de traitements pris de travers.

De même, il faut aller jusqu'au bout du traitement prescrit, même si la fièvre tombe dès le deuxième jour.

Qui risque le plus

Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. L'Organisation mondiale de la santé les identifie comme les groupes les plus vulnérables, et c'est pour eux que les mesures de protection comptent le plus. La RDC figure parmi les pays les plus touchés au monde.

Les fausses causes

Non, le paludisme ne vient pas d'avoir mangé trop de mangues, ni d'avoir pris froid, ni d'avoir trop travaillé au soleil. Ces croyances sont répandues — et elles retardent la consultation, ce qui est exactement le danger.

Le savais-tu ?

  • Seule la femelle du moustique pique : elle a besoin du sang pour développer ses œufs. Le mâle se nourrit de sucs de plantes.
  • L'anophèle pique surtout entre le coucher et le lever du soleil — c'est pourquoi la moustiquaire de lit est une arme si efficace.
  • Un test rapide au bout du doigt donne le résultat en quelques minutes, et évite de traiter une fièvre qui n'est pas un paludisme.

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