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Les parcs nationaux : protéger un territoire, pas seulement des animaux

La RDC abrite certains des plus anciens et des plus riches parcs d'Afrique. Les protéger n'est pas d'abord une affaire de clôtures : c'est une affaire de paix et d'emploi.

8-12 ans

Les parcs nationaux : protéger un territoire, pas seulement des animaux

À quoi sert un parc national

Un parc national est un territoire où la nature est protégée par la loi : chasse, coupe de bois et installation y sont strictement encadrées ou interdites.

L'objectif n'est pas de mettre la nature sous cloche par sentiment. C'est de préserver des écosystèmes entiers — les espèces, mais aussi les sols, l'eau, les équilibres entre les êtres vivants. On ne protège pas un okapi sans protéger la forêt qui le nourrit.

Les grands parcs congolais

Plusieurs sites de la RDC sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO :

  • Le parc national des Virunga, à l'est, le plus ancien parc national d'Afrique. Volcans, forêts, savanes, lacs — et une partie de la population mondiale de gorilles de montagne.
  • Le parc national de la Salonga, dans la cuvette centrale, l'une des plus vastes aires protégées de forêt tropicale au monde. C'est un refuge majeur pour le bonobo.
  • Le parc national de Kahuzi-Biega, au Sud-Kivu, connu pour ses gorilles de plaine de l'Est.
  • Le parc national de la Garamba, au nord-est, savane et éléphants.
  • La réserve de faune à okapis, dans l'Ituri.

Plusieurs de ces sites ont figuré sur la liste du patrimoine mondial en péril.

Pourquoi ils sont en danger

Les causes se combinent :

  • Les conflits armés. Des groupes armés occupent certaines zones ; des éco-gardes congolais ont été tués dans l'exercice de leur travail.
  • Le braconnage, pour la viande et pour l'ivoire.
  • L'exploitation minière illégale, notamment l'orpaillage, qui pollue les rivières.
  • La pression agricole et la coupe de bois pour le charbon, dans des régions où les gens n'ont souvent pas d'autre source d'énergie.
  • Les projets d'exploitation de ressources dans ou près des aires protégées, qui posent des arbitrages difficiles.

La question qu'il faut poser

Une aire protégée entourée de personnes qui n'ont rien à y gagner ne tient pas. La clôture ne suffit jamais.

Les approches qui fonctionnent associent les communautés riveraines : emplois dans le parc, partage des revenus du tourisme, appui à l'agriculture en périphérie, accès à l'énergie pour réduire la demande de charbon de bois.

Autrement dit, la conservation est autant un problème de développement qu'un problème de nature.

Le tourisme, arme à double tranchant

Bien organisé, il fait entrer de l'argent, crée des emplois de guides, de cuisiniers, de transporteurs, et donne une valeur économique à un animal vivant — plus grande que celle de sa viande.

Mal organisé, il dérange la faune, transmet des maladies aux grands singes, qui sont très proches de nous génétiquement, et concentre les bénéfices entre peu de mains.

Ce que cela représente pour le pays

La RDC détient une part considérable de la biodiversité africaine. Ce n'est pas seulement un patrimoine : c'est un atout, au même titre qu'un gisement — à condition d'être protégé, étudié et valorisé par des Congolais formés.

Conservateur, écologue, vétérinaire de faune, guide, gestionnaire d'aire protégée, spécialiste du suivi par satellite : ce sont des métiers, et il en manque.

Le savais-tu ?

  • Le parc national des Virunga est le plus ancien parc national d'Afrique.
  • Des éco-gardes congolais ont été tués dans l'exercice de leur travail : protéger un parc en zone de conflit est un métier à risque.
  • Les grands singes peuvent attraper des maladies humaines : c'est pourquoi les visites sont strictement encadrées.

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