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Les déserts : vivre là où il ne pleut presque pas

Un désert n'est pas défini par la chaleur mais par le manque d'eau. Et loin d'être vides, les grands déserts ont porté des routes commerciales et des villes savantes.

8-12 ans

Les déserts : vivre là où il ne pleut presque pas

La définition surprend

Un désert est une région où il tombe très peu de précipitations. La température n'entre pas dans la définition.

C'est pourquoi l'Antarctique est un désert : il y neige extrêmement peu. Le plus grand désert du monde est donc froid, et le plus grand désert chaud est le Sahara.

Pourquoi il y a des déserts

Trois causes principales, souvent combinées :

  • La circulation de l'air. Autour de l'équateur, l'air chaud et humide monte, se refroidit et déverse sa pluie — d'où la forêt. Cet air, asséché, redescend plus au nord et plus au sud. En descendant, il se réchauffe et absorbe l'humidité au lieu d'en donner. C'est la raison de la ceinture de déserts qu'on trouve de part et d'autre de la zone équatoriale, Sahara compris.
  • L'ombre des montagnes. Une chaîne bloque les nuages ; il pleut d'un côté, et l'autre versant reste sec.
  • L'éloignement de la mer. Au cœur d'un très grand continent, l'humidité n'arrive plus.

Le Sahara n'a pas toujours été un désert

Des peintures rupestres du Sahara central montrent des girafes, des éléphants, des troupeaux, des scènes de nage. Elles ont été réalisées par des populations qui vivaient là quand la région était verte, avec des lacs et des rivières.

Le climat a changé, lentement, et le désert s'est installé. C'est un rappel utile : les climats se déplacent, et les sociétés doivent s'adapter ou partir.

Une vie parfaitement adaptée

Les êtres vivants du désert ont des solutions remarquables :

  • économiser l'eau à l'extrême, jusqu'à en tirer l'essentiel de leur nourriture ;
  • sortir la nuit et se cacher le jour, quand le sol est brûlant ;
  • stocker des réserves — le dromadaire stocke de la graisse dans sa bosse, pas de l'eau ;
  • pour les plantes, réduire les feuilles à des épines pour limiter l'évaporation, et développer des racines très profondes ou très étendues.

Des routes, pas des vides

On imagine le désert comme une barrière. Il a d'abord été une route.

Des caravanes ont traversé le Sahara pendant des siècles, reliant l'Afrique de l'Ouest à la Méditerranée : or, sel, tissus, livres, et malheureusement personnes réduites en esclavage. C'est ce commerce qui a fait la richesse d'empires comme celui du Mali, et la renommée de Tombouctou, ville de manuscrits et de savants.

Le sel, venu des mines du désert, y valait très cher : il conservait les aliments, et le corps humain en a besoin.

La désertification

C'est une autre question, contemporaine et grave : des terres qui n'étaient pas désertiques le deviennent, à cause de la sécheresse, de la coupe des arbres, du surpâturage et de la mise en culture de sols fragiles.

Le Sahel, la bande située au sud du Sahara, est particulièrement concerné. Des programmes de reboisement et de restauration des sols y sont menés, parfois à très grande échelle.

La leçon vaut aussi pour la RDC : un sol nu, sans arbres ni couverture végétale, se dégrade vite sous des pluies violentes. La protection des sols n'est pas un sujet réservé aux régions sèches.

Le savais-tu ?

  • Le plus grand désert du monde est l'Antarctique : un désert se définit par le manque de précipitations, pas par la chaleur.
  • Des peintures rupestres du Sahara montrent des girafes et des scènes de nage : la région a été verte.
  • La bosse du dromadaire stocke de la graisse, et non de l'eau comme on le croit souvent.

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