🏛️ Société et citoyenneté

Les droits de l’enfant

Un enfant n'est pas une petite personne en attente de droits : il en a déjà, reconnus par un traité que presque tous les pays du monde ont signé.

8-12 ans

Les droits de l’enfant

Un texte signé par presque tout le monde

La Convention relative aux droits de l'enfant a été adoptée par les Nations unies en 1989. C'est l'un des traités les plus largement ratifiés de l'histoire : presque tous les États du monde l'ont accepté, dont la République démocratique du Congo.

Ratifier signifie s'engager : l'État accepte d'adapter ses lois et de rendre des comptes.

Un enfant, au sens de ce texte, est toute personne de moins de dix-huit ans.

Les quatre principes qui commandent tout le reste

  • La non-discrimination. Les mêmes droits pour tous, quels que soient le sexe, l'origine, la langue, la religion, le handicap ou la fortune des parents.
  • L'intérêt supérieur de l'enfant. Dans toute décision qui le concerne, c'est son intérêt qui doit primer.
  • Le droit à la vie, à la survie et au développement.
  • Le droit d'être entendu. L'enfant a le droit de donner son avis sur ce qui le concerne, et cet avis doit être pris en compte selon son âge et sa maturité.

Ce dernier principe est le plus souvent oublié. Il ne dit pas que l'enfant décide ; il dit qu'on ne peut pas décider sans l'écouter.

Les droits concrets

  • Un nom et une nationalité, donc un acte de naissance.
  • L'éducation. L'enseignement primaire doit être gratuit et obligatoire.
  • La santé : soins, vaccination, alimentation, eau propre.
  • La protection contre la violence, les mauvais traitements et l'exploitation.
  • La protection contre le travail qui nuit à la santé, à la scolarité ou au développement.
  • Le droit de jouer et de se reposer. Ce n'est pas une fantaisie : le jeu est une façon d'apprendre, et il figure explicitement dans le texte.
  • La protection en cas de conflit armé. Le recrutement d'enfants soldats est interdit et constitue un crime au regard du droit international.
  • Une protection particulière pour les enfants handicapés, réfugiés ou privés de famille.

Entre le texte et la réalité

Il faut le dire clairement : dans beaucoup de régions du monde, dont plusieurs parties de la RDC, ces droits ne sont pas tous respectés. Travail des enfants dans les mines et l'agriculture, enfants accusés de sorcellerie et chassés de chez eux, mariages précoces, recrutement par des groupes armés, absence d'acte de naissance.

Un droit non respecté reste un droit. Le texte n'est pas inutile pour autant : il donne un point d'appui juridique, il permet de nommer une violation, et il fonde l'action des associations, des avocats et des services sociaux.

Droits et devoirs

Avoir des droits ne dispense de rien. Respecter les autres élèves, ne pas participer à un harcèlement, ne pas relayer une rumeur qui détruit quelqu'un, dire quand on est témoin d'une violence : ce sont les contreparties évidentes.

Un droit reconnu à soi est un droit reconnu aux autres. C'est la même règle ou ce n'est pas une règle.

À qui parler

Si un enfant est en danger : un enseignant, un directeur, un centre de santé, un service social, une association de protection de l'enfance, la police. Dans une situation grave, il vaut mieux parler à plusieurs personnes qu'à aucune.

Se taire par peur de se tromper laisse la situation intacte. Signaler permet à quelqu'un dont c'est le métier de vérifier.

Le savais-tu ?

  • La Convention relative aux droits de l'enfant, adoptée en 1989, est l'un des traités les plus largement ratifiés au monde.
  • Le droit de jouer et de se reposer figure explicitement dans le texte : le jeu est reconnu comme une façon d'apprendre.
  • L'enfant a le droit d'être entendu sur ce qui le concerne — ce qui n'est pas le droit de décider, mais celui de ne pas être ignoré.

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