L'Exetat te donne un texte argumentatif de quelques paragraphes (l'eau, la technique, la ville, l'école…) et pose plusieurs questions : le meilleur titre, l'idée d'un paragraphe, l'idée conforme ou contraire à la pensée de l'auteur, un détail, le sens d'une expression. Toutes les réponses sont dans le texte : il s'agit de bien lire, pas d'avoir une opinion.
L'essentiel
- Un texte argumentatif défend une thèse, c'est-à-dire l'opinion de l'auteur, à l'aide d'arguments (les raisons) et d'exemples (les illustrations). Il combat souvent une opinion adverse. Repère ce que pense l'auteur et ce qu'il rapporte des autres (« beaucoup croyaient », « on pense souvent », « certains disent »).
- Le bon titre ou le thème englobe TOUT le texte : il n'est ni trop large (« La nature ») ni trop étroit (un seul exemple ou un seul paragraphe). Il reprend souvent les deux faces du propos : « La télévision, un outil à double tranchant » ; « La foi dans le progrès et ses désillusions ».
- L'idée d'un paragraphe se trouve souvent dans sa première ou sa dernière phrase. Les connecteurs balisent le raisonnement : « pourtant, mais, or » annoncent un retournement ; « donc, ainsi, c'est pourquoi » une conclusion ; « en réalité, en vérité » la vraie pensée de l'auteur.
- Idée conforme ou contraire : une proposition est conforme si le texte la dit ou la permet clairement ; contraire si le texte dit l'inverse. Les propositions fausses contiennent souvent un mot absolu que l'auteur n'a pas écrit : toujours, jamais, uniquement, automatiquement, forcément, suffit, seul.
- Questions de détail (« selon le texte », « d'après le deuxième paragraphe ») : retourne au passage indiqué et cherche la phrase qui répond ; la bonne proposition la reformule avec d'autres mots. Une proposition vraie dans la vie mais absente du texte est fausse pour l'item.
- Le sens d'une expression ou d'un mot se décide dans sa phrase (voir la fiche Vocabulaire) ; la position de l'auteur se lit dans ses jugements (il prône, il dénonce, il nuance : « à condition que », « à double tranchant »).
La méthode
- 1Lis d'abord les questions, puis le texte en entier, une fois, sans t'arrêter.
- 2Résume chaque paragraphe en une phrase de cinq à dix mots dans la marge. Ensemble, ces résumés donnent le plan et la thèse.
- 3Pour le titre ou l'idée générale, choisis la proposition qui couvre tous tes résumés ; élimine celles qui ne parlent que d'un paragraphe ou d'un exemple.
- 4Pour une question de détail, retourne au paragraphe indiqué et souligne la phrase qui répond avant de regarder les propositions.
- 5Pour « conforme / contraire / non conforme », teste chaque proposition contre le texte : soulignée dans le texte (conforme), contredite par le texte (contraire), ajoutée ou exagérée par un mot absolu (fausse).
- 6Fais attention au mot NE… PAS de la question : « l'idée qui n'est PAS conforme », « le facteur qui ne contribue PAS » ; entoure-le pour ne pas l'oublier.
Un exemple résolu
Texte : « La télévision distrait, informe et ouvre les enfants au monde. Pourtant, laissée sans contrôle, elle leur montre chaque jour des scènes violentes, et l'enfant finit par trouver la violence ordinaire. Faut-il pour autant éteindre l'écran ? Non : c'est aux parents de choisir les programmes avec leurs enfants et d'en parler avec eux. » Question : indique l'idée contraire à la pensée de l'auteur. A. La télévision peut instruire l'enfant. B. Le danger est que l'enfant s'habitue à la violence. C. La télévision n'apporte rien de bon aux enfants. D. Les parents doivent accompagner le choix des programmes. E. Il ne faut pas supprimer la télévision.
- 1.Résumé : 1) la télévision a des qualités ; 2) mais sans contrôle elle banalise la violence ; 3) la solution est l'accompagnement des parents, pas la suppression.
- 2.A : « distrait, informe et ouvre au monde » : conforme.
- 3.B : « l'enfant finit par trouver la violence ordinaire » : conforme.
- 4.D et E : « c'est aux parents de choisir les programmes » et « Faut-il éteindre l'écran ? Non » : conformes.
- 5.C : l'auteur écrit au contraire que la télévision « distrait, informe et ouvre les enfants au monde ». Le texte dit l'inverse de C, et le mot absolu « rien » trahit sa position nuancée : c'est l'idée contraire.
Réponse : C. La télévision n'apporte rien de bon aux enfants.
Les pièges à éviter
- Répondre avec ta propre opinion ou tes connaissances : seule compte la pensée de l'auteur telle que le texte l'exprime.
- Prendre pour la pensée de l'auteur une opinion qu'il rapporte pour la combattre (« Beaucoup croyaient que le progrès rendrait les hommes meilleurs »).
- Choisir un titre trop étroit, qui ne reprend qu'un exemple ou un paragraphe.
- Se laisser prendre par une proposition presque juste mais rendue fausse par un mot absolu (toujours, uniquement, automatiquement, forcément).
- Oublier la négation de la question (« n'est PAS conforme ») et cocher la première idée vraie.
À retenir
Résume chaque paragraphe en une phrase, puis réponds avec le texte et rien que le texte : le bon titre couvre tout, et une proposition avec un mot absolu que l'auteur n'a pas écrit est presque toujours fausse.