Exetat · Latin

Littérature latine

116 items d'entraînement portent sur cette notion.

Toutes les notions de Latin

C'est la notion la plus interrogée en latin à l'Exetat : associer un auteur à son œuvre, à son genre, à son style ou à son époque. Le plus efficace est de ranger les auteurs par période et par genre, avec une ou deux œuvres chacun.

L'essentiel

  • Les débuts (IIIe et IIe siècles av. J.-C.). Livius Andronicus, Grec de Tarente, premier poète latin, traduit l'Odyssée. Ennius écrit les Annales, épopée sur l'histoire de Rome : on l'appelle le père de la poésie latine. Comédie : Plaute (l'Aulularia, ou La Marmite, avec l'avare Euclion) et Térence (l'Andrienne, l'Eunuque, les Adelphes) ; on y voit des esclaves rusés, des pères avares, de jeunes amoureux. Lucilius crée la satire. Les modèles grecs sont l'Iliade et l'Odyssée d'Homère.
  • Cicéron (106 à 43 av. J.-C.), né à Arpinum comme Marius, consul en 63, le plus grand orateur romain ; son style est la période (longue phrase ample et équilibrée). Discours dans l'ordre : Verrines (70, contre Verrès, gouverneur pilleur de la Sicile, défendu par Hortensius), Catilinaires (63), Pro Archia (62), Pro Milone (52, plaidé si mal que Milon partit en exil à Marseille), Philippiques (44 et 43, contre Marc Antoine). Rhétorique : Orator. Philosophie, écrite surtout quand César l'écarte du pouvoir : Tusculanes, De officiis, De natura deorum, De amicitia, Hortensius (éclectique, proche de la Nouvelle Académie). Lettres : Ad Atticum.
  • Pro Archia (62 av. J.-C.) : Archias, poète grec né à Antioche, a chanté la guerre de Lucullus contre Mithridate ; il s'appelle Aulus Licinius Archias, du nom de ses protecteurs, les Luculli ; il a fait sa déclaration devant le préteur Quintus Metellus Pius ; il est accusé par Grattius en vertu de la loi Papia. Le discours est surtout célèbre comme éloge des lettres : les poètes immortalisent la gloire de Rome.
  • Autres prosateurs de la fin de la République (âge d'or de la prose) : César, De bello Gallico (la guerre des Gaules), récit de ses propres campagnes, écrit à la 3e personne, parfois partial ; Salluste, la Conjuration de Catilina et la Guerre de Jugurtha (monographies), style bref (brevitas) et archaïsmes (largiundo pour largiendo), retiré de la politique après la mort de César. Poètes : Lucrèce, De rerum natura (la physique et la morale d'Épicure en hexamètres) ; Catulle, poèmes à Lesbie (« Odi et amo »).
  • Le siècle d'Auguste (âge d'or de la poésie). Virgile : Bucoliques, Géorgiques, Énéide (voyage d'Énée de Troie en Italie ; amour malheureux avec Didon, ou Elissa, reine de Carthage, au chant IV). Horace : Odes (« Carpe diem »), Carmen saeculare (17 av. J.-C.), protégé par Mécène, conseiller d'Auguste. Ovide : Métamorphoses (15 livres de transformations mythologiques). Tibulle et Properce : poètes élégiaques. Tite-Live, né à Patavium (Padoue) : Ab Urbe condita, histoire de Rome en 142 livres, style ample, grands discours (Caton contre l'abrogation de la loi Oppia, l'histoire de Lucrèce).
  • L'Empire (Ier et IIe siècles apr. J.-C.). Sénèque, né à Cordoue, stoïcien, précepteur puis conseiller de Néron, contraint au suicide en 65 après la conjuration de Pison : Lettres à Lucilius, style en phrases courtes et formules frappantes (sententiae). Lucain : la Pharsale. Pline l'Ancien : l'Histoire naturelle, mort en 79 dans l'éruption du Vésuve. Pline le Jeune, son neveu adopté : Lettres (Arria : « Paete, non dolet »). Martial, né à Bilbilis en Espagne : Épigrammes. Juvénal (fin du Ier, début du IIe siècle) : Satires contre les vices de Rome.
  • Tacite, consul et grand orateur comme Cicéron, historien au style concis (brevitas) comme Salluste, à l'opposé de l'ampleur cicéronienne : Annales (l'Empire de Tibère à Néron), Histoires, la Germanie (description des Germains, critique implicite du luxe de Rome), l'Agricola (biographie de son beau-père, avec le discours de Calgacus).
  • Les auteurs chrétiens (IIe au Ve siècle) : Tertullien, saint Jérôme, saint Augustin, évêque d'Hippone. Augustin écrit les Confessions (il découvre la philosophie en lisant l'Hortensius de Cicéron) et La Cité de Dieu, après le sac de Rome par Alaric en 410, pour répondre aux païens qui accusaient le christianisme.

La méthode

  1. 1Pour une association auteur et œuvre, commence par les couples dont tu es sûr (Virgile et l'Énéide, César et le De bello Gallico) : ils éliminent vite les mauvaises propositions.
  2. 2Pour un genre, rappelle-toi la grande famille de l'auteur : orateur (Cicéron), historien (César, Salluste, Tite-Live, Tacite), épopée (Ennius, Virgile, Lucain), lyrique (Catulle, Horace), élégie (Tibulle, Properce, Ovide), satire (Lucilius, Juvénal), épigramme (Martial), comédie (Plaute, Térence), philosophie (Lucrèce, Sénèque), lettres (Cicéron, Sénèque, Pline le Jeune).
  3. 3Pour un style : période ample = Cicéron ; brevitas = Salluste et Tacite ; sententiae = Sénèque ; abondance et grands discours = Tite-Live.
  4. 4Pour une chronologie, place l'auteur dans sa période : débuts, fin de la République, Auguste, Empire, auteurs chrétiens.

Un exemple résolu

Associe chaque auteur à son œuvre. Auteurs : 1. Lucrèce ; 2. Ovide ; 3. Sénèque ; 4. César ; 5. Tacite. Œuvres : a. Metamorphoses ; b. De rerum natura ; c. Commentarii de bello Gallico ; d. Annales ; e. Epistulae ad Lucilium ; f. Aeneis.

  1. 1.Lucrèce a exposé la doctrine d'Épicure dans le De rerum natura : 1b.
  2. 2.Ovide est l'auteur des Métamorphoses : 2a.
  3. 3.Sénèque a écrit les Lettres à Lucilius (Epistulae ad Lucilium) : 3e.
  4. 4.César a raconté la guerre des Gaules dans ses Commentarii de bello Gallico : 4c.
  5. 5.Tacite a écrit les Annales : 5d. L'Aeneis (Énéide, f) est de Virgile et ne sert pas ici.

Réponse : 1b, 2a, 3e, 4c, 5d.

Les pièges à éviter

  • Confondre les Annales d'Ennius (épopée en vers) et les Annales de Tacite (histoire de l'Empire).
  • Attribuer le De rerum natura à Cicéron : il est de Lucrèce. Cicéron a écrit le De natura deorum.
  • Confondre Plaute (Aulularia) et Térence (Andrienne, Adelphes), ou Pline l'Ancien (Histoire naturelle) et Pline le Jeune (Lettres).
  • Croire que Tacite imite la période de Cicéron : son style est concis, comme celui de Salluste.
  • Mélanger l'ordre des discours de Cicéron : Verrines (70), Catilinaires (63), Pro Archia (62), Pro Milone (52), Philippiques (44 et 43).

À retenir

Cicéron : éloquence et période ; César, Salluste, Tite-Live, Tacite : histoire ; Virgile : Énéide ; Horace : Odes ; Ovide : Métamorphoses ; Sénèque : Lettres à Lucilius ; Juvénal : Satires ; Martial : Épigrammes.